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5 Juillet 2025 - Rencontre des "SAINT-OYEN"

Aujourd’hui est un jour pour retracer l’histoire. Le Maire de St Oyen, André POINTET, accueille les autres villages de St Oyen pour présenter le moulin aux autres villages St Oyen.

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Historique du nom du village

Le village porte le nom du saint à qui l’église est dédiée : OYEN

Oyend ou Eugendus en latin, dirigea l’abbaye de Condat, l’actuel Saint-Claude dans le Jura, au cours du 6ème siècle. Oyend né vers 450 près d’IZENORE, non loin de Nantua est décédé vers 514 à Saint-Claude. Saint-Oyen est fêté le 1er dimanche de janvier.

Disciple des saints Romain et Lupicin, Oyend est éduqué au monastère de Condat dès l'âge de sept ans. Il y mène une vie austère, portant toujours la même tunique et le cilice (vêtement de crin ou d’étoffe piquante, porté à même la peau par pénitence) et ne faisant qu'un repas par jour. Après son élection au titre d'abbé, il se fait connaître pour ses miracles, en particulier de pouvoir lire l'avenir.

Après le décès des pères fondateurs, le monastère passe sous la direction de l'abbé Minause qui prend Oyend comme coadjuteur avant que ce dernier ne soit élu lui-même abbé en 496. Cependant une partie des moines lui reprochent son austérité et sa discipline et quittent le monastère. Il régularise alors la vie communautaire selon la règle de Tarnate (regula tarnatensis) du nom originel de l'abbaye d'Agaune. Puis il fixe une règle portant son nom avec notamment l'usage de la psalmodie perpétuelle (façon particulière et monotone de réciter ou de chanter)  et s'entoure d'érudits dont l’évêque Viventiole de Lyon (de514 à 523).

Après un incendie qui détruit entièrement le monastère, il le fait entièrement reconstruire. Composé jusqu'alors de petites cellules individuelles, il les remplace par des dortoirs spacieux et l'oratoire primitif laisse place à une église.

Le Catalogue des abbés de Saint-Oyend date sa mort en 510, donnée reprise par la plupart des textes postérieurs. Toutefois, cette date semble moins fiable que l'estimation proposée par François Martine dans la Vie des Pères du Jura en utilisant les données de la Vita Abbatum Acaunensium, et de la lettre 17 de l’évêque Avit de Vienne à Viventiole. Saint Oyend serait mort un premier janvier, mais plutôt entre 512 et 516. 

(Un texte écrit en 498 par l’évêque Avit de Vienne félicite Clovis de s’être fait baptiser.)

Au cours des siècles, le nom du village s’est orthographié différemment.

En 1170, on trouve Ecclesia de Sancro Eugendo

En 1638, Saint Hoyend

En 1723, Saint Hoyen

En 1793, sous la terreur, le nom fut changé en Primejour par le député Antoine Louis Albitte, révolutionnaire, représentant de la Convention (1761-1812)

En 1795, Gauthier, le successeur d’Albitte, étant  d'un caractère plus modéré et plus humain, redonne au village le nom de SAINT-OYEN.

L’occupation humaine de Saint-Oyen remonterait à l’Age de Fer (500 ans avant J.C.). Un cercueil en dalles contenant 14 bracelets en bronze, très vert-de-grisés a été découvert en 1875.

Sur la façade de l’église, dans une niche, une statue de bois polychrome de Saint-Oyen, saint patron du lieu, veille sur la paroisse.

HISTORIQUE DU JUMELAGE

Un Saint ………     Quatre villages ……

Saint-Oyend ou Eugendus en latin, saint patron des quatre villages cités ci-dessous, fut le quatrième abbé de l’Abbaye de Condat dans le Jura. Né vers l’an 449 à Izernone, dans le Bugey, il entra à 11ans au monastère de Condat où il devient père-abbé. Mais étant très jeune, les anciens religieux refusèrent de lui obéirent et quittèrent le couvent et la vie monastique. C’est alors que le jeune abbé reçut de Dieu le don des miracles : des guérisons furent opérées par ses mains et sa réputation de sainteté attira auprès de lui des personnages très distingués. Entre autres dons Saint-Oyend possédait celui de chasser les démons et celui de guérir. Il gouverna son monastère de 496 au 1er janvier 510, date de sa mort qui est devenue depuis le jour de sa fête.

Tous ces villages portent le nom de  SAINT-OYEN :

. Saint-Oyen  en Italie dans le  Val d’Aoste,

. Saint-Oyens en Suisse dans le canton de Vaud,

. Saint-Oyen en France en Tarentaise,

. Saint-Oyen sur la commune de Montbellet en France, en Bourgogne.

C’est en se rendant en vacances en Italie que le Syndic de Saint-Oyens (Suisse), Henri Stalder découvre l’existence d’un autre Saint-Oyen en Val d’Aoste. En 1968 il prend contact avec le syndic du Val d’Aoste, Léon Désandré et une première rencontre a lieu avec ce syndic Italien le 08.08.1969. D’autres rencontres suivirent et des liens se nouèrent entre les populations.

Puis, n’étant séparé que par le col du Petit Saint Bernard, les Italiens ont pris contact avec St-Oyen en Tarentaise ;  mais ce n’est qu’à partir de 1986 que les rencontres prirent un caractère officiel.

Et le 21 septembre 1986, à Saint-Oyen Val d’Aoste, les trois communes signent l’acte officiel du Jumelage sous l’égide de la Fédération mondiale des Cités Unies des villes jumelées. Le Syndic Italien : Yvo COLLE, le syndic Vaudois : Jean AEBI, le Maire français : Camille LABRUDE.

Un quatrième Saint-Oyen, un hameau de la commune de Montbellet en Saône et Loire portant ce même nom fut découvert par Mme SADOUX-MONTORO, Maire de Saint-Oyen (Tarentaise) et de sa maman, au cours d’un voyage.   Ce village a été rattaché aux 3 autres Saint-Oyens les 12 et 13 août 2006 à l’occasion du 20ème anniversaire des 3 autres Saint-Oyens. Cela s’est passé à Saint-Oyens, canton de Vaud.

Mme Marie-Thérèse DREVET  est maire de Saint-Oyen-Montbellet.

Et c’est ainsi que depuis, tous ces villages se rassemblent tous les deux  ans environ, à tour de rôle dans l’une ou l’autre de ces communes,  pour partager ensemble des moments très conviviaux et agréables.

Outre les rencontres officielles, des rencontres amicales se font chaque année, chez les uns ou les autres, à l’occasion de fêtes locales : le carnaval en février ou mars, la fête du jambon en val d’Aoste en août, les soirées du Chœur mixte dans le canton de Vaud en mars, une soirée à St-Oyen Montbellet en avril et une sortie montagne en Savoie en juillet.

Historique des premières rencontres

1968 : première rencontre officielle entre Valdôtains et Vaudois

1986 : prise de contact entre Italiens et Français

21.09.1986 : signature officielle de l’acte de jumelage à Saint-Oyen (Val d’Aoste)

Depuis cette date les visites se faisaient de façon régulière mais le covid a cassé ce rythme.

Puis nos contacts ont repris et nous nous rencontrons environ tous les 2 ans dans l’une ou l’autre des communes.

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